Dublin: à la hauteur de nos attentes?

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Notre tour du monde touche à sa fin- sortons les mouchoirs (en tissu, on est devenu écolos). Nous avons fait nos adieux à New-York City. Nous ne reverrons peut être plus la Big Apple de nos propres yeux mais simplement par le prisme de nos écrans.  A chaque film et série avec cette ville en toile de fond, nous ne pourrons pas nous en empêcher: « on y a été là, chéri(e) ».  Sortons les violons, cette fois. Mais tout n’est pas encore terminé puisqu’après une halte à Londres (qui nous charme à chaque fois), nous avons mis le cap pour cette dernière destination étrangère: l’Irlande. Et c’est avec joie que nous partageons solennellement sur notre blog, la première étape de notre voyage en Irlande: Dublin.
Avant de se prononcer et de de trancher sur la question :

 

« Dublin, ville incontournable? »

Petit tour d’horizon de ce qu’il y a à faire.


1. Trouver des occasions de boire 

In Pubs We Trust: oui, quand on pense à Dublin ,on se dit bien qu’on ne va pas se contenter de 2-3 tasses de verveine. On veut des pubs, de la bière, le tout accompagné de musique celtique.
Question pubs, l’Irlande est plutôt très bien achalandée. Vous verrez lorsqu’on parlera de notre road trip à travers le pays, que dans le moindre petit village, on trouve un pub où se rafraîchir le gosier et trinquer. Mais au fond ça répond presque à une mission de service public: cohésion sociale, convivialité, rompre l’isolement. Non? A noter que nous nous attendions à avoir le choix entre moulte bières, entre foule de micro-brasseurs (un peu comme au Québec), et en fait.. non.
A Dublin, il y a bien sûr temple bar, incontournable pour les touristes (d’ailleurs le prix des breuvages est indexé sur la fréquentation). Une petite mousse et une soirée là-bas s’impose quand même. Pour l’ambiance et les petits concerts sympas: we did it.

 

On a aussi changé de quartier pour s’aventurer au « no name bar« . Comme son nom le laisse présager, cette adresse n’est pas (très) visible depuis la rue. On monte à l’étage et on tombe dans une sorte d’appartement aménagé en bar où se retrouver en soirée. Pas mal!
Qui dit Irlande dit Guinness. Il est sur ses terres, et a compris comment bien mettre en valeur sa petite entreprise, avec la « Guiness storehouse« . Un lieu pour essayer d’en apprendre plus sur la fabrication de la célèbre bière, se prendre un shot de marketing, et surtout déguster un verre au dernier étage avec vue sur Dublin. Mieux vaut essayer de bien choisir le créneau horaire pour éviter la foule et que la sortie ne vire à l’arrachage de cheveux (mais aussi à une heure où votre estomac peut tolérer une pinte). Pas donné mais sympa!

 

(Puisqu’on ne peut pas que boire, il faut bien remplir son estomac aussi: on a validé le petit resto végétarien: « le Cornucopia » et « Unifalafel »).

 

2. Trouver des occasions de se cultiver

On est allé faire une halte au musée d’art moderne et… waouh… c’était spécial. La collection du moment nous a laissé de marbre. C’était essentiellement des doubles décimètres collés sur des tableaux blancs. On est passé à côté.
La Chester Beatty Library a rattrapé le coup. Le lieu était beau, lumineux, et présentait des manuscrits de tous lieux, de tous temps. Ce fut plutôt sympathique. Tout comme la National Galery of Ireland et ses peintures. Nous avons bien aimé l’exposition temporaire qui a permis de laisser les enfants s’exprimer en images sur ce que nous réserve selon eux le monde de demain. Et globalement, ça s’annonce apocalyptique! Faites également halte à La Galery of photographie.

 

Et puis, vous pouvez vous avancer dans la cours du Trinity Collège comme Samuel Beckett en son temps ou plus récemment le comédien qui jouait le tyrannique Joffrey Baratheon dans Game of Thrones. Il s’agit tout de même de la plus ancienne université d’Irlande et d’une des meilleures au monde. Il est possible de visiter la « old library » et d’admirer le « book of Kells », un manuscrit médiéval, moyennant quelques euros mais nous avons passé notre chemin pour cette fois (peut être notre seul petit regret).

 

3. Trouver des occasions de battre le pavé à Dublin

Après des mois de marche, il n’était pas encore venu le temps de laisser nos guiboles se prélasser. Nous avons profité de ces quelques jours pour arpenter les ruelles Dublinoises.

 

L’un des aspects agréables de la ville, ce sont les chanteurs et musiciens qui s’installent sur un coin de rue et mettent l’ambiance. Et il y a des talents!

 

Votre marche vous mènera surement devant la statue de Molly Malone. Outre sa statue, elle a aussi un hymne en son nom qui est chanté par les supporters de foot et de rugby. N’est elle pas chanceuse? Et qu’à t’elle fait pour mériter ça? L’histoire raconte que cette belle poissonnière exerçait dans les rues de la ville mais a été emportée par la fièvre, alors qu’elle était encore jeune. Ca mérite bien quelques notes! En tout cas, elle avait un sacré décolleté (c’est peut être ça qui a fait la différence!).

 

Toujours à la recherche d’un peu de verdure, nous avons été faire une halte au parc Saint Stephen Green; au parc Phoenix, ainsi qu’au Meerion square. Ca ne vaut pas la campagne qu’on se dise mais heureusement qu’il y a des ilots de végétation en ville.

 

Autre endroit agréable,le parc et le château de Dublin. Ce fut jadis le siège du pouvoir britannique à Dublin. Ca reste une architecture sympathique au coeur de la ville.

 

La Cathédrale Christchurch s’admire de l’extérieur. Elle est surprenante parce qu’elle passe d’un côté à l’autre de la route. Nous l’aurions bien visité mais à 6,50 euros par personne pour simplement pouvoir entrer dans la maison de Dieu, on s’est dit que c’était un peu trop quand même (charité bien ordonnée commence par soi-même?). Pas très catholique tout ça!

 

Sans rancune, on continue nos déambulations. Du côté de George’s street arcade, on se promène sous la halle marchande couverte.  Et on s’octroie une pause gouter régénérante à l’intérieur du Powerscourt centre. Coup de coeur pour cet endroit des plus clinquants et bien aménagé: petites boutiques, restaurants, salon de thé.

 

Et chapeau à l’enseigne du « petit parisien » dont le serveur était Normand et qui en fin de journée nous a gentiment offert pain et viennoiseries invendus (même si nous étions les derniers clients à trainasser et que j’avais commandé la boisson la plus casse-pied à préparer). La nostalgie de la France commençait à se faire sentir et ce beau geste arrivait à point nommé.
La ville est également traversée par le fleuve Liffey que l’on peut franchir par plusieurs ponts dont le ha penny bridge.

 

Et nous l’avons traversé souvent pour rejoindre notre airBnB situé loin, bien loin du centre. Car qu’on se dise pour passer un séjour cosy et idéalement situé en terme d’hébergement à Dublin, mieux vaut être affilié aux Rothschild. Ingrate que j’étais, ce city trip, m’aura pourtant permis de défier ma cellulite (pour l’une des dernières fois).

 

Alors un voyage à Dublin: oui ou non? 

Dublin ne nous a pas emballé outre mesure. Peut être qu’on s’attendait à trop. On a vite réalisé que la ville était très très chère et on ne s’y attendait pas. Là où le bas blesse le plus c’est au niveau des logements (et des transports aussi). En terme de qualité/prix, on n’est pas sur un bon ratio. Et malgré quelques expériences sympathiques, on ne s’y est pas senti si bien. Il faut dire qu’on revenait de New-York et de Londres (qu’on a adoré) et ça a peut être joué inconsciemment dans notre bilan.

 

Plusieurs avis valent mieux qu’un: visitez d’autres blogs qui parlent de cette destination:

 

Pour conclure,l’Irlande ne se résume pas à Dublin! Ce qu’on a pu découvrir lors de nos escapades à travers le pays, a largement rattrapé cette impression en demi-teinte! En Irlande… Mamamillla, il y a de la beauté!

Le partage c'est la vie 🙂

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