Nouvelle-Zélande: du Mont Cook à Akaroa

mont-cook-akaroa-tourdumondeux
Puisque l’adage dit « jamais deux sans trois« , après le Tongariro et les grands lacs d’Otago, il nous fallait un troisième coup de coeur néo-zélandais.

 

Qu’est ce qui a subjugué nos coeurs?

 

De Clay Cliffs à Akaroa: qu’est ce qui a pu autant nous émerveiller?

 

Réponse dans quelques lignes…

 

Clay Cliffs et ses falaises impressionnantes 

Avant de rejoindre le Mont Cook, vous emprunterez certainement cette route aux paysages immenses qui pourraient faire penser aux plaines des Etats-Unis. Et puis vous vous demanderez peut être: Clay Cliffs j’y vais ou j’y vais pas? Le lieu étant privé, vous devrez débourser quelques petits dollars néo-zélandais à l’entrée. Pas de gardiens mais une « honesty box » à remplir. On imagine bien que si l’honnêteté n’est plus une valeur qui paye, le propriétaire passera à une autre technique, en augmentant peut être les prix au passage. Alors on joue le jeu.

 

Les quelques dollars valent selon nous le spectacle. Cet ensemble de falaises d’argiles sculptées par l’érosion est assez fascinante à observer. Une balade sympathique. Un petit air des United States of America, non?

 

Le Mont Cook/ Aoraki: au sommet de la beauté 

C’est lui, notre 3ème révélation

Nous l’apercevons déjà avec ses cimes enneigées du bord du Lac Pukaki où nous poserons notre van pour quelques jours.  Le Lac était alors d’une couleur magnifique, d’un bleu envoutant. Un paysage comme seuls les fonds d’écran windows ont le secret.

 

Le Mont Cook c’est le nom qui a été donné en honneur d’un explorateur anglais éponyme. Mais chez les maoris, il s’appelle Aoraki et est considéré comme une passerelle avec le monde divin. Connaissez-vous sa légende?
zeste-culture-montcook-tourdumondeux
Il y aurait tant à dire sur ce Mont. Déjà, il est le point le plus haut de Nouvelle-Zélande (3724m d’altitude) et est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ensuite, il abrite des glaciers millénaires, et des sommets aux neiges éternelles. Beau palmarès? Mais ça ne s’arrête pas là puisque les cinéphiles pourront reconnaitre le « col de la montagne devenue infranchissable après la tempête de neige provoquée par le sorcier Saroumane » dans le Seigneur des Anneaux. La fiction rejoint aisément la réalité puisque n’importe qui ne peut pas jouer les explorateurs et grimper là-haut.

 

Mais assez parlé, il faut maintenant observer

Pour ça rien de plus simple: il suffit d’emprunter la Hooker Valley Track. Ce chemin permet de s’approcher du Mont et de l’admirer depuis les abords du lac Hook à 1218m d’altitude.

 

Pour les plus athlètes qui souhaitent muscler leurs fessiers grâce à la foule de marches qu’il faudra gravir, optez pour la Muller Track et allez jusqu’à Sealy Point ou plus si motivation. Vous verrez le mont d’un autre point de vue.

 

Non loin se trouve le Glacier Tasman, également le plus grand de Nouvelle-Zélande. Ce glacier se trouve sur un des versants du Mont Cook, se nourrie des chutes de neige et donne même naissance à un lac. Qui est le responsable: mère nature? Non, le réchauffement climatique. C’est pas parce que le résultat est plutôt réussi qui faut s’en réjouir! Sur ce coup là, c’est beau, mais bon ça craint quand même.

 

L’agréable Lac Tekapo 

Bon, on était si repu avec le lac Pukaki et le Mont Cook, que le lac Tekapo ne nous a pas laissé sur les fesses.

Alors, on s’est dit qu’on ne ferait pas de randonnée autour et qu’on profiterait simplement des abords du lac pour un après-midi détente.

Tekapo est par ailleurs classé à l’UNESCO pour sa réserve de ciel noir.

Ce serait donc idéal pour voir les étoiles mais nous avions déjà été bien gâté de ce côté là aussi autour de Pukaki.

Pour reposer nos yeux devenus exigeants, rien de tel qu’une escapade en ville

Christchurch: la rescapée

Elle a beau s’appeler l’ « église du christ« , elle ne passe pas miraculeusement à côté des séismes destructeurs. Le dernier en date? En décembre 2016, juste avant notre arrivée. Elle qui avait mis tous ses efforts dans la reconstruction suite au précédent séisme encore plus violent qui l’avait secoué…Là voila encore avec du plomb dans l’aile. Il n’empêche que nous y avons passé un bel après midi.

 

Premier arrêt au jardin botanique, où se donne les dimanches après-midi d’été des concerts gratuits. Ca tombait à pic. L’ambiance était agréable et conviviale. Et puis nous avons été faire un tour aux musées. Il y en a plusieurs dans la ville et sur tous les sujets! Ca ne fait pas de mal de varier les plaisirs! Déambuler dans la ville permet également de découvrir un peu de street art. Ce fut donc une escale que nous avons trouvé bien plus appréciable que ce que nous nous étions imaginés.

Akaroa: la Magnifique

 A quelques kilomètres de Christchurch se trouve ce joyau de l’île du Sud. On ne s’attendait pas à trouver là pareil lieu charmant. Et il s’en est fallu de peu pour que cela appartienne à notre France. Comment donc?

 

L’histoire la voici:

Un aventurier de l’hexagone, Jean Langlois, s’était aventuré sur l’île du sud, dans cette baie d’Akaroa. A l’époque, il a l’idée de profiter d’un climat incertain pour acheter à des maoris 1200 hectares de terrain pour la modique somme de 1000 francs.
Content de son affaire, il rentre au pays et tente de convaincre Louis-Philippe de venir coloniser le coin. Sauf que c’est bien connu, nous il nous faut le temps de la réflexion. Après avoir fait des tableaux multi-entrées « oui » « non », le monarque donne son feu vert après à peine… 4 années de cogitation.
Sauf que le temps que nous arrivions là bas les anglais avaient déjà signé le traité de Waitangi et obtenu l’île du nord. On a fini par débarquer mais trop tard.
Du coup, les français ont vendu leurs terres aux britanniques et ont été naturalisés en 1850.
Anglais comme français, nous aurions surement dû laisser les polynésiens tranquile dans leur pays mais on ne refera pas l’histoire!

 

De cette fugace histoire persiste un peu de France, presque rien un léger soupçon: des noms de rue et quelques viennoiseries à acheter au prix fort.

Ca ne fait pas illusion longtemps avec nos petits villages de chez-nous mais on est quand même fier que notre french touch soit « bankable » ici. Cocorico! Toujours est il qu’on exporterait bien les paysages qui entourent ce lieu. C’est magnifique chers compatriotes.

 

Autour de la bourgade d’Akaroa se trouvent des montagnes hautes de 1500 mètres et qui sont âgées de 11 millions d’années. Il s’agit de deux super volcans venus des fonds de l’océan suite à une éruption géante. Apparemment c’était le lieu de vie des Moas, des autruches géantes de 3 mètres aujourd’hui disparues (et que vous pourrez découvrir au musée de Christchurch).

 

Pour apprécier la baie, rien de mieux que de suivre la Summit Road, aussi fléchée avec l’appellation « tourist drive« . C’est juste splendide. Un écrin de calme et de beauté. Et puis, vous pourrez vous arrêter marcher à « Oanawe Pa Historic réserve », encore un plaisir de découverte.  Par là bas, qu’on se le dise il se dégage une atmosphère de bien être.

 

Sur ces bonnes notes, se termine notre escale allant du Mont Cook à Akaroa.

 

Avons-nous pu résister à l’illusion d’un retour à la vie française? Avons nous décidé de poser nos bagages à Akaroa et d’ouvrir une boulangerie en mettant à l’honneur notre pastis local? Ou un food truck façon « buron aveyronnais » avec au menu truffade et aligot à un prix exorbitant?

 

Nous reste il encore de quoi voir en Nouvelle-Zélande? Allons-nous dans un dernier élan de voyage au pays des kiwis partir découvrir Arthur Pass et Kaikoura?

Le partage c'est la vie 🙂

Related posts

2 thoughts on “Nouvelle-Zélande: du Mont Cook à Akaroa

  1. Magnifique, comme d’habitude. A chaque article j’ai l’impression de revivre mon voyage !

    1. Tourdumondeux

      Merci Stéphanie 🙂

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.